La prise en charge des patients en sortie d’hôpital

 

Nous le savons tous, la sortie suite à une hospitalisation se fait de plus en plus vite. Les raisons économiques en sont facilement compréhensibles. Par contre, quand des soins s’avèrent nécessaires au domicile, les patients comprennent mal que ce ne soient pas leurs professionnels de santé les connaissant bien, qui s’occupent d’eux. Or, les praticiens de ville, les médecins, les infirmières tout comme les pharmaciens sont tout à fait aptes à les prendre en charge en toute sécurité.

 

 

 

Récemment, ma mère a subi une opération relativement importante. Quelle ne fut pas ma surprise, en la visitant chez elle quelques jours après son retour, de m’apercevoir que sa chambre n’était pratiquement plus accessible tant elle était encombrée de matériels de toutes sortes ! Elle m’apprend alors qu’un jeune homme, fort sympathique au demeurant, était passé la voir avant sa sortie, pour lui dire tout ce dont elle aurait besoin chez elle de manière à bien se rétablir. C’est ainsi, qu’outre un lit gigantesque, s’entassaient dans sa petite chambre, un déambulateur, une table de lit, une chaise percée, une table de nuit et des cartons empilés contre le mur.

Comme je vais à la pharmacie prendre le traitement de ma mère, je confie ma surprise à son pharmacien. « Ce qui me gêne, lui dis-je, c’est que cet organisme a profité de la faiblesse de ma mère. Surtout, elle se serait sentie bien plus rassurée si c’était son médecin ou vous-même qui vous étiez occupés d’elle plutôt que des gens qu’elle ne connaît pas du tout. »

« Je pense que vous pointez du doigt le véritable problème. Dans ces situations particulièrement stressantes, il est important que le patient se sente tout à fait en sécurité. Et, comme nous le connaissons bien, c’est naturel pour nous de le conseiller au mieux. D’autant plus que les pharmaciens possèdent la compétence suffisante pour répondre à toutes les demandes. Même si nous pouvons parfois faire appel à des partenaires quand le matériel n’est pas disponible à la pharmacie, nous en assurons le suivi. Nous contrôlons que tout se passe bien au domicile grâce à la relation privilégiée que nous entretenons avec nos patients. »

Je lui demande alors pourquoi cela ne s’est passé pas ainsi avec ma mère. « Les malades, trop préoccupés par leur état de santé, n’y pensent pas. Et ce n’est pas une question d’économie car nous sommes souvent moins chers comme pour tout ce qui concerne la contention pour prendre un exemple. Encore une fois, les professionnels de santé connaissant le patient sont les mieux placés pour s’occuper de lui, surtout dans ces situations où un suivi médical s’impose. »

« Comment faire en sorte d’être informés sur ces possibilités que nous ignorons bien souvent ? dis-je au pharmacien. « C’est amusant que nous parlions de cela car, justement, nous lançons une grande enquête auprès de nos patients sur ce sujet, me répond-il. Il nous semble primordial que le libre choix du patient soit respecté et qu’on ne lui impose pas des prestataires pour s’occuper de lui. Malheureusement, le pharmacien n’a pas le droit de communiquer, contrairement à d’autres sociétés dont les commerciaux visitent les établissements de santé. Ceci explique d’ailleurs que leurs prix soient plus élevés qu’en officine. Enfin, n’oubliez pas qu’il y a toujours une pharmacie proche de chez vous et que nous sommes disponibles 24h/24, même pour de l’oxygénothérapie, grâce à notre système de garde. »

En me saluant, le pharmacien me donne cette enquête pour que ma mère puisse y répondre en toute tranquillité.

Théodore Crosnier

 

Pour télécharger l'enquête au format pdf, cliquer sur ce lien ou ci-dessous

 

 

Photo Atelier Frantz Lecarpentier®


 

 

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