Prévention rime avec pharmacie

Le développement d’une véritable prévention en matière de santé porte toujours ses fruits. Le pharmacien et son équipe possèdent les connaissances et la capacité d’accueil nécessaires pour mener à bien les campagnes de dépistage et de surveillance sanitaire.

 

Un des bons moyens de ne pas être malade consiste à ne pas risquer d’être malade. Cela semble une lapalissade et pourtant tout l’intérêt de la prévention est là. Prenons l’exemple du surpoids. Aujourd’hui, 1 Français sur 2 se trouve en surcharge pondérale, c’est à dire qu’il présente un IMC supérieur à 25. Cela concerne, par exemple, un homme de 1,70 m qui pèse plus de 72,5 kg ou une femme de 1,60 m pesant 64 Kg. Qui plus est, ce phénomène ne cesse de s’aggraver puisque la surcharge pondérale augmente chaque année de 4 à 5 %. Ces personnes sont donc dans une spirale infernale si rien n’est fait pour elles.

Et les conséquences économiques n’en sont pas négligeables : pour 2010, les coûts directs et indirects s’élèvent à 14,5 milliards d’euros. Ils pourraient atteindre les 37 milliards dans 10 ans ! D’ailleurs, précise la Haute Autorité de Santé, “seuls les pays qui auront su maîtriser l’épidémie d’obésité pourront préserver leur système de protection sociale”…

La situation est donc préoccupante. D’autant plus que l’obésité, source réelle de graves désagréments en elle-même, devient un vrai facteur de risque aggravant pour tout patient atteint d’une pathologie. Nos autorités de santé, reprenant les recommandations de l’OMS, placent de fait les règles hygiénodiététiques au cœur de la prise en charge, non seulement de la surcharge pondérale “isolée”, mais également chez des patients hypertendus, diabétiques, dyslipidémiques, arthrosiques, variqueux, insuffisants respiratoires.

Voilà un domaine dans lequel le rôle du pharmacien peut s’avérer très utile. Facilement accessible, proche de ses patients, ses connaissances scientifiques permettent non seulement de donner un avis, mais aussi d’orienter en fonction de la démarche à suivre.

La loi “Hôpital, Patients, Santé et Territoires” définit d’ailleurs clairement ses nouvelles missions : il doit assurer la prise en charge et l’accompagnement de ses patients ; il est également chargé de l’éducation thérapeutique, du dépistage et de la prévention.

Pour remplir au mieux ces fonctions, outre sa formation initiale, il bénéficie d’une formation continue adaptée, absolument nécessaire pour rassurer et conseiller correctement. Vous êtes d’ailleurs les mieux placés pour le savoir, vous qui le vivez régulièrement à l’officine.

L’organisation de campagnes de prévention et de dépistage vous permet d’être renseignés sur vos soucis de santé. Elles sont aussi utiles pour vous sensibiliser à un “comportement responsable” sur des sujets auxquels vous n’auriez pas forcément été vigilants sans l’information délivrée en officine. Pour une plus grande diffusion, ces campagnes se déroulent souvent sur une semaine entière durant laquelle votre pharmacien et son équipe se tiennent à votre disposition pour répondre à vos questions. Ils ont tous les supports susceptibles de vous aider à comprendre les avantages du dépistage. Ainsi, pour une sensibilisation au diabète et au surpoids, la pharmacie pourra vous remettre des livrets explicatifs. Concrètement, pendant ces campagnes (mais aussi tout au long de l’année), le pharmacien dispose de moyens pour vérifier avec vous si vous êtes directement concernés ou non (balances, bandelettes de dosage, tableaux de contrôles…).

Si votre pharmacien vous propose un dépistage ou une information de prévention, n’hésitez pas. Il en va de votre santé.

 

Michel Crosnier

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