Prévenir 40% des cancers, c'est le voeu de l'INCa pour 2019


2 janvier 2019

En ce début d’année, l’Institut national du cancer formule un vœu qu’il partage avec l’ensemble des concitoyens. Le vœu de voir diminuer le nombre de cancers grâce à des changements de comportements et d’habitudes de vies.

À l’occasion de cette nouvelle année, l’Institut rappelle, dans une campagne d’information, les 4 principaux facteurs de risque évitables de cancers afin que chacun puisse agir.

 

 

Savoir, c’est pouvoir agir : mieux connaître les facteurs de risque de cancers pour adapter ses comportements

L’Institut poursuit sa mobilisation dans la prévention et dans l’information du grand public sur les facteurs de risque évitables de cancers. L’objectif : favoriser les changements de comportements pour que chacun soit en capacité d’agir sur sa santé.

 

Agir sur les 4 premiers facteurs de risque évitables de cancers

Réduire son risque de cancers implique un changement de comportements et d’habitudes de vie. Aussi, il est important de porter à la connaissance de tous l’impact qu’ils représentent. Dans une campagne qu’il diffuse du 2 au 16 janvier, l’Institut rappelle les 4 premiers facteurs de risque de cancers et les premières pistes d’action.

 

Arrêter de fumer même si on fume peu : le tabac est le 1er facteur de risque de cancers. Chaque année, il est responsable de 45 000 décès. Pourtant, selon les chiffres du dernier baromètre 2015 INCa/Santé publique France (1), plus d’un tiers des Français demeurent concernés par le tabagisme. La sensibilisation sur l’impact délétère de sa consommation et sur son rôle majeur dans la survenue de 17 localisations de cancers constitue un enjeu de santé publique. 

 

Réduire sa consommation d’alcool : 2è facteur de risque de cancer, sa consommation est responsable de 15 000 décès par an. Près de 87 % des hommes et 76 % des femmes en consomment chaque semaine (2). La perception du risque engendré par l’alcool reste erronée dans la majeure partie de la population. Ainsi, près de 85 % des hommes pensent que l’apparition d’un cancer n’est favorisée qu’à partir de 2 à 3 verres par jour. Or, dans un avis rendu à l’Institut national du cancer et Santé Publique France en 2017, les experts indiquent qu’aucune preuve scientifique ne permet de déterminer une limite de consommation sans sur-risque et proposent le repère de 10 doses d’alcool hebdomadaires associées à un sur-risque modéré que la société semble accepter.

 

Manger mieux, un peu de tout…mais pas trop : le surpoids concerne environ 32 % de la population adulte française, et l'obésité 17 %. Les hommes ont davantage tendance au surpoids que les femmes, mais le nombre de personnes obèses est sensiblement égal pour les deux sexes. Chaque année, 5,4 % (3) des nouveaux cancers sont attribuables au surpoids et à l’obésité.

À contrario, une alimentation équilibrée et diversifiée, privilégiant les fibres, les fruits et légumes, est un facteur protecteur et susceptible de réduire le risque de cancer.

 

Bouger plus : une activité physique régulière contribue à réduire le risque de cancers pour 4 localisations. Elle permet également d’agir sur le surpoids et l’obésitéChaque année, 5,4 % (4) des nouveaux cancers sont attribuables à la sédentarité. Pratiquer 30 minutes d’activité physique au quotidien agit comme un facteur protecteur. 

 

 

Voir la campagne d’information janvier 2019 : arrêter de fumerréduire sa consommation d’alcoolmanger mieux, un peu de tout…mais pas trop  et bouger plus

Source INCa 2/01/2019