obésité et surpoids


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Les risques de l'obésité et du surpoids

Pourquoi et comment maîtriser son poids ?

 

La tendance est à la maigreur. Tendance excessive assurément, à l'origine de comportements dangereux. Peut-on pour autant se laisser aller à grappiller des kilos en trop au fur et à mesure des ans ? La réponse est catégorique : non. Le surpoids et l'obésité apportent avec eux leur lot de risques pour la santé, d'autant plus graves que les kilos sont pris dans le jeune âge.

 

Il est maintenant clairement établi que le surpoids et l'obésité augmentent le risque de présenter un certain nombre de maladies, par rapport aux sujets dont le poids est « idéal ». Pour ne citer que les principales : hypertension artérielle (HTA), diabète de type II, maladies cardiaques, hypercholestérolémie' Ceci est d'autant plus préjudiciable que chacune de ces maladies diminue l'espérance de vie et augmente le risque d'infarctus ou d'accidents vasculaires cérébraux.

De façon encore plus concrète et immédiate pour les sujets, le surpoids ou l'obésité favorisent l'apparition de nombreux troubles de la vie quotidienne : essoufflement, reflux gastro-'sophagien, apnée du sommeil, incontinence urinaire, insuffisance veineuse, arthrose' Et comme si cela ne suffisait pas, les chercheurs ont récemment confirmé qu'ils augmentaient aussi le risque de certains cancers comme le cancer de l'intestin et le cancer du sein.

Sans vouloir inonder le lecteur de chiffres, il est important de faire le point sur l'impact que le surpoids peut avoir sur différents organes et de bien montrer ce qui est scientifiquement établi.

 

L'appareil cardiovasculaire paye le plus lourd tribu


Le c'ur pousse le sang dans tout le corps. Il est donc facile de comprendre qu'un volume corporel augmenté fait proportionnellement croître le travail du c'ur. Donc, ce dernier s'use plus vite et peut devenir « insuffisant », c'est l'insuffisance cardiaque. Dans le même temps, l'obésité favorise l'hypercholestérolémie, ce qui a pour conséquence de produire des plaques d'athérome, c'est-à-dire des dépôts de graisse sur la paroi des artères. C'ur fatigué, artères bouchées, voilà l'explication de l'augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

De plus, l'obésité et la prise de poids en général augmentent la fréquence de l'hypertension artérielle. Cette association est également retrouvée pour l'obésité abdominale. Rappelons que l'on peut apprécier le surpoids par la mesure du tour de taille. Celui-ci doit être inférieur à 94 cm pour les hommes et 80 cm pour les femmes. Au-delà on est en surpoids. Et au-dessus de 102 cm et 88 cm, il s'agit d'une obésité.

L'HTA est d'autant plus dangereuse, qu'il s'agit d'un tueur silencieux (on ne souffre pas d'HTA).

Concrètement, le risque cardiovasculaire se traduit surtout par la survenue d'infarctus ou d'insuffisance coronarienne (artères coronaires diminuées de diamètre) ou d'accidents vasculaires cérébraux. Par exemple, le risque de maladies coronariennes est multiplié par un facteur de 2 à 10 par rapport à des sujets non obèses et augmente en fonction de l'indice de masse corporelle (IMC). Et, il ne faut pas oublier que les thromboses veineuses profondes sont deux à trois fois plus fréquentes en cas d'obésité.

Pour toutes ces raisons, chez les sujets en surpoids, doit être mis en 'uvre une prévention des maladies cardiovasculaires.

 

Le poids et la taille permettent de calculer l'Indice de Masse Corporelle (IMC) en divisant le poids (en kg) par la taille (en m) au carré : IMC = P/TxT.

Le résultat permet de définir si il existe seulement un surpoids ou bien une obésité.

 

Valeur de l'IMC

Classification OMS

Dénomination usuelle

Inférieur à 18,5

déficit pondéral

maigreur

18,5-24,9

poids normal

poids souhaitable

25-29,9

surpoids

surpoids

30-34,9

obésité classe I

obésité modérée

ou commune

35-39,9

obésité classe II

obésité sévère

Supérieur à 40

obésité classe III

obésité massive ou morbide

 


 

Quelques trucs simples pour maîtriser son poids

Augmenter la consommation de fruits et légumes (crus, cuits, nature, préparés, frais, surgelés ou en conserve).

Consommer au moins 5 fruits et légumes par jour. Consommer des aliments sources de calcium (essentiellement les produits laitiers et, en complément, les légumes voire les eaux minérales riches en calcium).

Limiter la consommation des graisses totales (lipides totaux) et particulièrement des graisses dites « saturées » fournies parfois en grande quantité par certains aliments (viennoiseries, pâtisseries, charcuteries, beurre, sauces, certains fromages').

Consommer à chaque repas des féculents sources d'amidon, en particulier des aliments céréaliers (préférer les aliments céréaliers complets qui ont l'intérêt d'apporter des quantités appréciables de fibres), des pommes de terre, des légumineuses.

Consommer de la viande, du poisson et d'autres produits de la pêche une fois par jour en alternance ou des 'ufs deux à trois fois par semaine (en quantité inférieure à l'accompagnement). Privilégier les viandes les moins grasses et consommer du poisson au moins deux fois par semaine.

Limiter la consommation de sucre et d'aliments riches en sucre (sodas, confiserie, chocolat, pâtisseries, desserts sucrés, etc.)

Limiter la consommation de boissons alcoolisées : s'efforcer de ne pas dépasser, par jour, deux?verres de vin de 10 cl pour les femmes et trois verres de vin de 10 cl pour les hommes (deux verres de vin de 10 cl sont équivalents à deux demis de bière ou 6 cl d'alcool fort).

Limiter la consommation de sel. Le sel est présent en quantités insoupçonnées dans le pain, les laitages et fromages, les charcuteries, les plats cuisinés et les conserves industrielles. Nous ingérons quotidiennement 7 à 10 grammes de sel par jour alors que 3 grammes seraient suffisants.

Augmenter l'activité physique dans la vie quotidienne pour atteindre au moins l'équivalent d'une demi-heure de marche rapide par jour (monter les escaliers, faire ses courses à pied') et réduire la sédentarité (temps passé devant la télévision, l'ordinateur, les jeux vidéos')

 

 

L'appareil respiratoire est gêné dans son fonctionnement


Les conséquences respiratoires sont généralement sous-estimées. L'accumulation de graisse abdominale contrarie la mobilité de la cage thoracique et diminue la possibilité de remplissage des poumons. Le syndrome d'apnées du sommeil est très lié à l'obésité : 70 % de ces patients ont un IMC supérieur à 30 ; 40 % des sujets obèses présentent un tel syndrome. Ceci explique que les obèses ont tendance à somnoler durant la journée, sont fatigués, ronflent et dorment mal.

Les articulations doivent supporter une charge supplémentaire


Les complications ostéoarticulaires sont nombreuses : l'explication est évidemment mécanique. En outre, en limitant la mobilité, elles peuvent aggraver la prise de poids et réciproquement favoriser la survenue d'autres complications liées à la sédentarité.

 

Indice de masse corporelle (kg/m2)

Facteur multiplicateur du risque cardiaque

21

1

23-25

1,46

25-29

2,06

> 29

3,56

D'après l'étude « Interheart ».

 

La gonarthrose (arthrose des genoux) est la complication la plus fréquente et la plus directement en rapport avec l'excès de poids, suivie de l'atteinte de la hanche, pour les mêmes raisons. Sans oublier l'augmentation des crises de lombalgie.

 

Au total, des années de vie en moins

 

Selon de récentes études, portant sur plusieurs centaines de milliers de sujets, l'espérance de vie serait réduite de 2 à 4 ans pour un IMC entre 30 et 35 kg/m2, et de 8?à 10?ans entre 40 et 45 kg/m2. Cette perte d'années de vie est comparable à celle qui est observée avec le tabac et apparaît significativement dès que l'IMC dépasse 25.

 

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