Les palpitations


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Les palpitations

Signe fonctionnel pouvant correspondre à des états pathologiques très divers, les palpitations inquiètent le patient, très souvent à tort. Toutefois, elles seront l'occasion de faire un bilan cardiaque complet, car elles peuvent être la manifestation d'une anomalie grave du rythme.

Les palpitations sont une sensation anormale. Vrai ou Faux ?

Vrai - Les palpitations correspondent à la perception anormale des battements cardiaques qui, physiologiquement, ne sont pas perçus. Elles représentent un motif fréquent de consultation en médecine générale et en cardiologie.

Il ne faut pas hésiter à consulter. Vrai ou Faux ?

Vrai - La difficulté à laquelle le médecin est confronté est de faire le tri entre les palpitations bénignes, les plus fréquentes, et un véritable trouble du rythme qu'il conviendra de diagnostiquer avec précision et de prendre en charge spécifiquement. Le danger permanent est de "passer à côté", au prétexte que les palpitations surviennent souvent chez des patients stressés ou connus comme "fonctionnels".

Ce sont les femmes de 40 à 60 ans qui sont le plus sujettes aux palpitations. Vrai ou Faux ?

Vrai - Selon l'observatoire de la médecine générale, les palpitations, ou plus généralement l'éréthisme cardiaque, touche essentiellement les sujets entre 40 et 60 ans et 3 à 4 fois plus souvent les femmes que les hommes.

L'interrogatoire est déterminant pour orienter le diagnostic. Vrai ou faux ?

Vrai - D'abord, les éventuels antécédents personnels ou familiaux doivent être identifiés (souffle cardiaque, cardiopathie, troubles du rythme, mort subite d'un parent'). De même, le mode de vie du patient doit être évalué : sédentarité, travail stressant, vie familiale '

L'étape essentielle va être de faire décrire par le patient très précisément ses symptômes : circonstances de survenue, apparition suite à un effort, périodicité, horaire, durée, intensité, retentissement sur l'activité. De même, il faudra préciser les circonstances de survenue, la concomitance éventuelle avec la prise d'excitants (café, alcool'). Le patient parle de c'ur qui "tape fort", comme lorsqu'il a une émotion forte. S'y associent souvent de l'anxiété voire de l'angoisse, des douleurs précordiales (toujours inquiétantes pour le patient et pour le médecin)' A ce stade, le médecin peut déjà suspecter un diagnostic.

Point très important : le patient a-t-il pris son pouls durant l'épisode ? Une information chiffrée est de nature à accréditer la réalité du trouble. De même, le trouble est-il accompagné d'autres symptômes comme une dyspnée, des douleurs angineuses' ?

L'examen de base est l'auscultation. Vrai ou Faux ?

Vrai - La découverte d'un trouble du rythme à l'examen authentifie la réalité des symptômes ressentis par le patient. La prise de latension artérielle est bien sûr essentielle. L'examen sera complété par la recherche de signes de dysthyroïdie, en particulier d'hyperthyroïdie : tremblements, sensation de chaleur, amaigrissement.

Le deuxième examen est l'électrocardiogramme. Vrai ou Faux ?

Vrai - En cas d'une symptomatologie peu importante ou peu inquiétante, on se contentera dans un premier temps d'un ECG. Si besoin, en cas de doute quant à la réalité des troubles, les spécialistes conseillent de demander au patient de faire pratiquer un examen cardiaque (ECG) en urgence, lors de l'apparition du tableau clinique. En effet, le plus souvent, les patients n'ont leurs symptômes que de façon intermittente.

Le holter rythmique permettant l'enregistrement de l'ECG sur les 24 heures. L'épreuve d'effort est particulièrement utile en cas de palpitations survenant à l'effort. L'échographie cardiaque, devenue systématique en pratique cardiologique, complètera l'investigation.

 

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