Des médicaments à part entière


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Mon pharmacien et moi

 

Des médicaments à part entière

 

Les médicaments génériques font parfois l'objet de suspicion. Parce qu'ils  les connaissent parfaitement, le pharmacien et son équipe vous informent sans détour et en toute confiance. Comme dans tous leurs actes de délivrance à l'officine, ils engagent leur responsabilité au service de votre santé.

 

Dans un rapport récent, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pose un regard objectif sur les médicaments génériques. Ce rapport fait le point sur la réglementation des médicaments génériques, il rappelle leurs critères d'autorisation et conforte le travail précieux réalisé par les officinaux en matière de délivrance de ces médicaments.

« Vous savez, m'explique mon pharmacien, le médicament générique est une notion aujourd'hui très encadrée. C'est une copie d'un médicament original, mais pas nécessairement strictement identique. Il doit avoir la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique que la spécialité de référence et démontrer la bioéquivalence avec cette dernière, c'est-à-dire la même biodisponibilité dans l'organisme et en conséquence la même efficacité. »

Il peut donc parfois présenter de petites différences, à condition qu'elles ne modifient pas la quantité et la vitesse auxquelles le principe actif est libéré dans l'organisme. Ces différences résident en particulier dans la composition en excipients qui sont des substances sans activité pharmacologique. « En fait, poursuit mon pharmacien, les excipients servent à mettre en forme le médicament et à apporter le principe actif dans l'organisme à l'endroit où il doit agir. Ils jouent uniquement un rôle dans l'absorption et la stabilité du médicament. Cela peut simplement changer l'aspect, la couleur ou le goût ». Sans compter que, dans bien des cas, les génériqueurs développent des médicaments sans excipient à effet notoire alors que le princeps lui-même en contient.

 

Le médicament générique obéit donc aux mêmes règles que le médicament d'origine appelé princeps. Comme le signale, l'ANSM dans son rapport, les obligations des fabricants et des exploitants des médicaments génériques en matière de pharmacovigilance, de déclaration des effets indésirables, de gestion des risques et d'information sont identiques à celles des exploitants des médicaments de référence.

Les inspections et contrôles réalisés par l'Agence, le suivi des effets indésirables ne montrent pas d'écarts notables entre les médicaments génériques et les princeps. « C'est d'ailleurs cet organisme qui vérifie tous ces points, précise mon pharmacien. Quant à nous, nous devons être certains de l'origine des médicaments génériques que nous délivrons. Voilà pourquoi, nous sommes particulièrement vigilants vis-à-vis des laboratoires à qui nous achetons. J'ajoute que, nous devons aussi veiller à délivrer autant que faire ce peut le même générique à nos patients chroniques. L'objectif est bien d'éviter toute confusion et de sécuriser la prise du traitement. »

 

Des idées reçues dénigrent l'efficacité des génériques, or ces médicaments sont largement surveillés par l'ANSM. Un contrôle en laboratoire vérifie la qualité du principe actif, les performances pharmaceutiques du produit fini et la conformité à ses spécifications jusqu'à sa péremption. Les lieux de développement, de fabrication et de réalisation des essais cliniques (dont notamment les essais de bioéquivalence) sont inspectés. ?L'agence suit aussi la pharmacovigilance et le contrôle de la mise en 'uvre des obligations en la matière par les laboratoires génériqueurs. Enfin, les professionnels de santé, et les patients sont informés grâce au répertoire des groupes génériques, régulièrement actualisé, et accessible sur le site Internet de l'ANSM.

« Vous comprenez maintenant, conclut mon pharmacien, pourquoi nous pouvons vraiment garantir à nos patients la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments génériques. »

 

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