L'autosurveillance de la glycémie


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L'autosurveillance de la glycémie

Maladie initialement muette et important facteur de risque cardiovasculaire, le diabète conduit à des complications qu'il convient d'éviter par un traitement adapté. Maladie chronique, le diabète ne sera bien corrigé que si le patient est impliqué dans la surveillance de la glycémie et la prise en charge.

 

La glycémie varie durant la journée ou au gré des circonstances. Vrai ou Faux ?

Vrai ' C'est d'ailleurs pour cela que l'on doit suivre la glycémie. Parmi les circonstances capables d'influer brutalement sur la glycémie, citons les efforts physiques intenses, les écarts de régime, les situations de stress'

 

L'autosurveillance glycémique permet de suivre sa glycémie. Vrai ou Faux ?

Vrai - L'autosurveillance glycémique (ASG) est la seule méthode permettant à un patient diabétique de connaître directement son taux de glycémie. L'ASG se révèle particulièrement utile en cas de circonstances influençant brutalement l'équilibre glycémique pour l'ajustement thérapeutique (en particulier l'insuline) ou si le risque d'hypoglycémie est important.

 

Cette surveillance peut facilement être réalisée par le patient lui-même. Vrai ou Faux ?

Vrai ' Il existe maintenant des appareils qui, à partir d'une goutte de sang, donnent en lecture directe le taux de glucose dans le sang (glycémie). Au prix d'un apprentissage et d'une bonne utilisation, le patient peut évaluer l'efficacité de son traitement et adapter lui-même les dosages médicamenteux selon les indications du médecin.

 

Les appareils et les bandelettes sont remboursés. Vrai ou Faux ?

Vrai - Le matériel nécessaire pour l'autosurveillance glycémique (ASG) est remboursé par l'Assurance maladie sur prescription médicale.

Chez l'adulte, un lecteur de glycémie est remboursable tous les 4 ans (tous les 2 ans pour les moins de 18 ans).

Pour les patients diabétiques traités par insuline, l'autosurveillance glycémique est systématique et la prise en charge est totale. Pour les patients diabétiques de type 2 traités par insulinosécréteurs, l'autosurveillance glycémique quotidienne n'est pas systématique. La réglementation prévoit la prise en charge de 200 bandelettes par an.

 

Le médecin n'a plus aucun rôle dans le suivi. Vrai ou Faux

Faux ' Le médecin est le seul qui puisse donner des indications sur l'adaptation du traitement et la stratégie de suivi. Le médecin met en 'uvre, en particulier, un programme de surveillance cardiaque avec dépistage de l'HTA, électrocardiogramme.., ophtalmologique avec examen du fond d''il, vasculaire avec examen des artères.

 

L'hémoglobine glyquée est alors inutile. Vrai ou Faux ?

Faux - L'hémoglobine glyquée (HbA1C) renseigne sur l'équilibre glycémique au cours des 4 derniers mois. Il permet d'évaluer le niveau de la glycémie durant cette période. C'est l'examen de référence. Le résultat normal est inférieur à 6 % d'hémoglobine A1C. En cas de traitement mal adapté, ce chiffre peut être supérieur à 7,5% voire 10 ou 12 %. Ce dosage doit être réalisé 4 fois par an.

 

L'objectif de l'hémoglobine glyquée est de 7 %, chez la plupart des patients. Vrai ou Faux ?

Vrai - Pour la plupart des patients diabétiques de type 2, une cible d'HbA1c inférieure ou égale à 7 % est recommandée.  Chez les patients dont le diabète est nouvellement diagnostiqué et dont l'espérance de vie est supérieure à 15 ans et sans antécédent cardio-vasculaire, un objectif inférieur ou égal à 6,5 % est recommandé. Pour les personnes âgées dites « fragiles », l'objectif sera de  8 %.

 

L'autosurveillance glycémique doit être accompagnée d'un programme d'éducation thérapeutique. Vrai ou Faux ?

Vrai - L'impact de l'ASG sur le contrôle glycémique est positif s'il est accompagné par un programme d'éducation thérapeutique permettant aux patients d'adapter leurs règles hygiéno-diététiques, et aux médecins d'ajuster les traitements.