La varicelle


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La varicelle

La varicelle se développe dans 90 % des cas dans l'enfance, mais peut également survenir chez l'adulte. Maladie « classique » de l'enfance, elle est moins fréquente maintenant grâce à la vaccination.

 

La varicelle est la manifestation de la primo-infection de l'organisme par le virus varicelle-zona (VZV). Suite à cette primo-infection, le virus varicelle-zona reste latent dans les ganglions sensitifs de la corne postérieure de la moelle et de certains nerfs crâniens.

 

Des vésicules très prurigineuses

Classiquement, la varicelle se traduit par une éruption vésiculeuse avec de la fièvre fébrile. Débutant le plus souvent à la face et au thorax, l'éruption est très prurigineuse et s'étend à tout le corps. Elle évolue par poussées successives, faisant coexister pendant 10 à 15 jours des lésions cutanées à des stades différents. Le patient éprouve un besoin irrépressible de se gratter pour calmer les démangeaisons. Il faut évidemment restreindre ce grattage pour éviter la persistance de lésions disgracieuses et indélébiles.

 

Un traitement simple et symptomatique

Le traitement est purement symptomatique : traitement de la fièvre, du prurit, prévention des surinfections de la peau par chlorhexidine en solution aqueuse (recommandation des experts). Aucun autre produit (talc, crème, pommade, gel) ne doit être appliqué sur la peau. Aucun traitement antiviral n'est nécessaire pour les formes banales.

 

Attention chez l'immunodéprimé et la femme enceinte

Dans l'immense majorité des cas, la varicelle est bénigne. Les formes graves représentent moins de 1 % de l'ensemble des varicelles. Elles sont plus fréquentes chez l'adulte et en cas d'immunodépression. Elles peuvent notamment se manifester par des troubles respiratoires et des troubles de la conscience. Chez la femme enceinte, la varicelle fait courir un risque de malformation f'tale durant les premières semaines de grossesse.

 

L'isolement du patient s'impose

La contagiosité est maximale 2 jours avant et 6 jours après le début de l'éruption. Ceci explique que les frères et s'urs soient systématiquement atteints, puisque le contage est antérieur à l'apparition de la maladie chez le premier enfant atteint. Les parents doivent s'attendre à une mauvaise période !

Bien que l'éviction ne soit pas obligatoire jusqu'à guérison clinique (disparition des croûtes), la fréquentation de la collectivité n'est pas souhaitable à la phase aiguë de la maladie. Cette attitude est un acte citoyen et doit s'accompagner d'une information du personnel et des autres parents de la présence de cas dans la collectivité, afin qu'ils puissent prendre les précautions qui s'imposent pour les enfants immunodéprimés, les femmes enceintes et les adultes n'ayant pas eu la maladie (sérologie négative).

Si ces personnes ont été en contact avec l'enfant malade, elles doivent consulter rapidement un médecin.

 

Indications de la vaccination

Le vaccin antivaricelleux est un vaccin vivant atténué. Il est contre-indiqué chez la femme enceinte et chez l'adulte gravement immunodéprimé.

Le calendrier vaccinal 2013 ne recommande pas la vaccination généralisée des enfants à partir de 12 mois.

Par contre, la vaccination contre la varicelle est recommandée, en particulier pour : les adolescents de 12 à 18 ans n'ayant pas d'antécédent clinique de varicelle ou dont l'histoire est douteuse ; les femmes en âge de procréer, notamment celles ayant un projet de grossesse, et sans antécédent clinique de varicelle ; les femmes n'ayant pas d'antécédent clinique de varicelle (ou dont l'histoire est douteuse) dans les suites d'une première grossesse ; les adultes de plus de 18 ans exposés à la varicelle, immunocompétents sans antécédent de varicelle ; toute personne sans antécédent de varicelle (ou dont l'histoire est douteuse), en contact étroit avec des personnes immunodéprimées'

 

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