Le pharmacien et les autres professionnels de santé


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Le pharmacien et les autres professionnels de santé

 

La prise en charge des malades nécessite de plus en plus que tous les professionnels de santé communiquent entre eux de manière à bien partager les informations. C'est  d'autant plus important dans le cadre de la médecine ambulatoire dont le développement va s'accentuer.

 

Le pharmacien s'inscrit en toute logique dans les contacts que nous sommes amenés à consulter régulièrement à propos de notre santé. La pharmacie est proche, facile d'accès et les officinaux se montrent réellement disponibles à toute heure de la journée.

Or, comme me l'expliquait dernièrement mon pharmacien, « nous savons que l'économie de la santé passe par une diminution des soins à l'hôpital. Les malades y resteront moins longtemps voire une journée seulement pour certaines interventions. De plus en plus, nous allons devoir prendre en charge les malades en ambulatoire, c'est-à-dire en ville, chez eux ».

 

Pour répondre à l'évolution de ce système, une étroite collaboration doit s'installer entre les professionnels de santé. En particulier, la communication entre le pharmacien et le médecin ou l'infirmière devient indispensable. Effectivement, on ne peut imaginer améliorer la prise en charge du patient sans dialogue entre eux.

« Depuis longtemps, note mon pharmacien, nous avons l'habitude de téléphoner au médecin dès qu'une question se pose à propos d'un traitement, d'une ordonnance pour un patient. Mais là, il s'agit d'instaurer et formaliser des processus précis pour que tous les professionnels qui interviennent auprès d'un malade connaissent, avec précision, les actions des autres. »

 

A chacun sa mission

Les pharmaciens sont de légitimes professionnels de santé. Pour amener médecins et pharmaciens à travailler ensemble, il faut simplement respecter les prérogatives de chacun et mettre en lace les outils indispensables à leur communication.  Bien entendu, ce dialogue va être favorisé par les nouvelles technologies. « Nous devons utiliser tous les outils à notre disposition pour améliorer l'efficience de notre c'ur de métier, la dispensation médicamenteuse », me précise mon pharmacien.

 

Comment? cela sera-t-il possible ? En dématérialisant la prescription médicale. Il s'agit en fait de transférer sur un code toutes les informations utiles comme la posologie, le nom du médicament, la durée de traitement'). Cette prescription électronique médicale (PEM), actuellement en cours d'expérimentation, pourrait devenir réalité d'ici à deux ans.

Muni de ce code, le patient ira dans la pharmacie de son choix où le pharmacien scannera le code et effectuera son acte de dispensation en vérifiant l'éventuel risque iatrogène, en substituant le cas échéant, voire en complétant la prescription lorsqu'un produit pourrait sembler manquer au regard du dossier pharmaceutique. Puis, toutes ces informations pourront ensuite être envoyées au médecin prescripteur de manière à instaurer une discussion entre les deux professionnels de santé.

 

Car sans dialogue, pas de coordination des soins. Pour que cela fonctionne avec pour seule préoccupation, l'intérêt du patient, chaque professionnel de santé doit agir correctement sur ce pour quoi il a été formé ou sur de futures missions définies et acceptées de tous. « Il est clair qu'à l'avenir, conclut mon pharmacien, nous allons être coordonnés avec tous ces professionnels. Nous travaillerons main dans la main, sans forcément être regroupés sur un même lieu même si dans certains cas, cela sera possible aussi. »

 

Alain Grollaud

 

 

 

 

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