Oui à la vaccination


VPVC135 – –

Oui à la vaccination

""

La vaccination fait beaucoup parler d'elle actuellement. Pourtant, il s'agit sans aucun doute de l'un des grands succès de la santé depuis sa découverte. Nul doute que Pasteur ne comprendrait pas pourquoi ce principe de prévention fait l'objet de tant de remises en question. Grâce à la vaccination, des millions de vies ont pu être sauvées et continuent de l'être à travers le monde.

 

La polémique sur la vaccination ne faiblit pas. Il n'est pas rare d'entendre de fortes résistances dès qu'un bébé doit se faire vacciner. Quand un sujet de santé me tracasse, je vais voir mon pharmacien. C'est un professionnel de santé compétent et qui sait faire la part des choses. Quand je m'ouvre à lui de ma préoccupation de savoir si nous prenons un risque en faisant vacciner ma petite-fille de 2 mois, il me rassure immédiatement. « Savez-vous, me dit-il, que plusieurs centaines de millions de personnes se font vacciner chaque année dans le monde entier sans pour autant développer de maladies particulières ensuite. De nombreuses études mettent en évidence l'absence de lien entre la vaccination et l'apparition d'une maladie grave. Il n'y a aucune raison de ne pas pratiquer les vaccinations obligatoires, bien au contraire. »

 

Se faire vacciner constitue la meilleure prévention contre certaines maladies infectieuses comme le tétanos, la rougeole, la coqueluche ou la méningite ? Certaines ont même quasiment disparu en France et si nous arrêtions de vacciner les enfants ou de pratiquer des rappels, il est fort probable que ces pathologies souvent graves réapparaitraient. « Bien entendu, précise mon pharmacien, des effets indésirables peuvent exister. Il s'agit le plus souvent d'une petite fièvre et d'une douleur au niveau de la piqûre. Mais, les effets secondaires graves sont franchement extrêmement rares.  Surtout, les risques sont beaucoup plus faibles que ceux que la maladie pourrait causer ».

 

Bien entendu, il existe des circonstances où l'on ne peut pas faire certains vaccins. Votre médecin ou votre pharmacien sont là pour vérifier si vous ou votre enfant pouvez ou non être vacciné. De plus, comme tout autre médicament, les vaccins autorisés font l'objet d'une surveillance rigoureuse. Tous les effets indésirables sont parfaitement connus. Cette surveillance permet de s'assurer que les vaccins mis en vente ne font courir aucun risque aux utilisateurs.

 

Par ailleurs, je demande à mon pharmacien, s'il est vraiment opportun de vacciner un bébé. Ne pourrait-on attendre qu'il soit un peu plus âgé ? « En fait, me répond-il, c'est pendant ses deux premières années qu'un enfant est le plus vulnérable aux treize maladies évitables par la vaccination. Ainsi si votre petite-fille attrape une maladie comme la rougeole, la coqueluche ou la méningite avant ses deux ans, elle risque d'être gravement malade, de garder des séquelles et même de mourir. Elle sera même beaucoup plus vulnérable aux autres infections. Le système immunitaire des bébés est encore trop fragile pour lutter contre ces maladies. Voilà pourquoi, la vaccination doit débuter dès l'âge de deux mois. »

 

Après avoir marqué un temps d'arrêt, mon pharmacien m'interroge en souriant, « et vous, où en êtes-vous de vos vaccinations ? » Confus, je lui bredouille,  « oh, je crois que c'est bon ! ». « Vous croyez ? Cela ne me semble pas suffisant comme réponse, me dit-il. Revenez me voir demain avec votre carnet de vaccination. Vous qui jardinez beaucoup, cela serait trop bête d'attraper le tétanos. Et en plus, on en meurt dans d'horribles souffrances !!! »

Je dois vous dire qu'après vérification, je suis vite revenu pour commander mes rappels ! Parce qu'être à jour dans ses vaccinations, c'est être protégé toute la vie.

Théodore Crosnier

 

""

Photo AFL/Phovoir