Apnée du sommeil


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L'apnée du sommeil

 

L'apnée du sommeil reste une maladie mal connue du grand public bien qu'elle frappe plus de deux millions de personnes en France. Heureusement, il existe une prise en charge efficace.

 

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L'apnée du sommeil se caractérise par des pauses respiratoires. Vrai ou Faux ?

Vrai - L'apnée du sommeil ou syndrome d'apnées'hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est, selon la définition qu'en donne le site Ameli, un « trouble de la ventilation nocturne caractérisé par la survenue anormalement fréquente de pauses respiratoires. »

 

Le sujet peut faire des pauses respiratoires de plus de 30 secondes. Vrai ou Faux ?

Vrai - Les pauses de respiration durent de 10 à 30 secondes, voire plus, et peuvent se répéter une centaine de fois par nuit.

 

Les pauses sont dues à une obstruction des voies respiratoires supérieures. Vrai ou Faux ?

Vrai - Les pauses sont dues à des obstructions répétées complètes ou partielles des conduits respiratoires de l'arrière-gorge survenant au cours du sommeil.

 

La qualité du sommeil est altérée. Vrai ou Faux ?

Vrai - Les interruptions de ventilation entrainent un déficit en oxygène, ce qui a pour conséquence de stimuler le cerveau à réveiller la personne pour qu'elle reprenne sa respiration. Ce sont donc des micro-réveils. D'où un sommeil haché, non récupérateur et des somnolences durant la journée.

L'apnée du sommeil se manifeste surtout par un ronflement. Vrai ou Faux ?

Vrai, mais seulement partiellement - Si le ronflement est souvent le motif de consultation initiale, les patients et leur entourage se plaignent de sommeil agité, de troubles de la respiration nocturne, de somnolence diurne et d'une fatigue générale.

 

Le diagnostic est confirmé par l'enregistrement du sommeil. Vrai ou Faux ?

Vrai - Le médecin, grâce à l'interrogatoire, suspecte assez facilement le diagnostic. Si besoin, il demandera au patient de tenir un carnet de bord rapportant les réveils et autres troubles du sommeil.

Mais c'est l'enregistrement du sommeil qui sera le juge. Celui-ci se fera selon deux techniques. La polygraphie ventilatoire nocturne enregistre l'électrocardiogramme, les mouvements respiratoires et le débit d'air. Elle se fait à domicile. La polysomnographie enregistre plusieurs paramètres comme l'électroencéphalogramme, l'électrocardiogramme, l'électromyogramme (activité musculaire), l'électro-oculogramme ou enregistrement des mouvements des globes oculaires. Cette technique nécessite une hospitalisation d'une nuit.

 

Il n'y a pas de traitement efficace. Vrai ou Faux ?

Faux et heureusement - Les plus simples sont les propulseurs mandibulaires qui poussent la mâchoire en avant et empêchent la langue de bloquer la voie aérienne. Ces appareils conviennent surtout pour les apnées du sommeil de moyenne gravité.

Pour les apnées plus intenses, le traitement repose sur la ventilation nocturne en pression positive continue (PPC ou CPAP). Le sujet porte un masque durant son sommeil, lequel est relié à un appareil qui fournit un débit d'air déterminé. Ce traitement est contraignant mais il permet d'obtenir d'excellents résultats sur la qualité du sommeil et la qualité de vie durant la journée.

 

Les facteurs favorisant l'apnée du sommeil

' Le surpoids et l'obésité sont au premier rang. Ils induisent un dépôt de graisse dans le cou, ce qui réduit d'autant la place pour les voies aériennes.
' L'apnée du sommeil est plus fréquente entre 45 et 64 ans.
' Les antécédents ORL, comme les allergies ou les interventions chirurgicales, qui laissent des lésions à l'origine d'obstruction.
' Certaines configurations anatomiques particulières peuvent affecter la taille et la position des structures comme la mâchoire, la langue ou le palais.
' Et il ne faut surtout pas oublier les facteurs sur lesquels les sujets peuvent intervenir efficacement comme l'alcool, les sédatifs et le tabac qui aggravent les symptômes.

 

 

 

 

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Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier