La trousse de pharmacie en voyage


VPVC146 – Mai Juin 2018 –

 

Faut-il emporter une trousse de pharmacie lorsque l’on part en voyage ?

Oui et pour au moins deux raisons. D’abord les petits bobos sont toujours possibles. Ensuite, en voyage, on emporte ses maladies et il ne faut pas se trouver démuni du traitement régulier à prendre.

 

Quels sont les principes à respecter pour constituer sa trousse ?

La trousse de voyage doit permettre de poursuivre les traitements habituels chroniques, traiter les blessures susceptibles de survenir en voyage et les affections bénignes de la vie courante et prévenir certaines maladies infectieuses ou parasitaires, en particulier celles transmises par les moustiques (paludisme par exemple).

 

Existe-t-il une trousse type ?

Il n’existe pas de trousse de voyage type. La liste des affaires à emporter dépend  des antécédents et de l’état de santé de chaque voyageur, de la destination, de la saison, du type de voyage (voyage organisé ou marche dans la montagne, etc.), des conditions de séjour, etc.

 

Que faire avant de partir pour une longue période ?

Avant tout séjour, surtout s’il doit être long, il est conseillé de consulter son médecin traitant pour faire le point sur les maladies chroniques dont on peut souffrir et son chirurgien-dentiste (en particulier en cas de problèmes dentaires chroniques).

Par ailleurs, il faut vérifier sa carte de groupe sanguin et son carnet de vaccinations international (pour les destinations hors UE).

Enfin, constituer sa trousse à l’aide de son pharmacien qui saura vous conseiller les produits indispensables ou utiles est un plus.

 

Qu’en est-il des assurances ?

La carte européenne d'assurance maladie (CEAM) est utilisable dans les états de l'Union européenne/Espace économique européen (UE/EEE) ou en Suisse.

Vous pouvez commander votre carte européenne d'assurance maladie (CEAM) depuis votre compte sur le site Ameli.fr (rubrique « démarches fréquentes »). Il existe aussi une application pour smartphone.

Pour les voyages plus lointains, il est utile de souscrire une assurance de voyage avec rapatriement sanitaire.

 

Exemple de trousse de pharmacie pour le voyage

• Un sérum physiologique en unidoses ;

• Quelques compresses stériles et un antiseptique en spray ou en unidoses ;

• Des pansements de plusieurs tailles ;

• Du paracétamol pour la fièvre et les douleurs et un anti-inflammatoire en cas de douleur plus intense ou non soulagée par le paracétamol ;

• Une crème à base d'Arnica ou une pommade anti-inflammatoire en cas de bosse ou de bleu ;

• Un anti-vomitif, un antispasmodique, un adsorbant intestinal (Smectalia) et un anti-diarrhéique pour les troubles digestifs ;

• Une pince à épiler en cas d'écharde par exemple, ou de piqûre d'abeille ;

• Du répulsif contre les moustiques et une pommade contre les démangeaisons en cas de piqûre ;

• Une crème solaire anti-UVA et UVB, si possible de protection maximale (50+) pour les peaux sensibles et une crème contre les brûlures et les coups de soleil.

 

 

La pharmacie en bref

 

 

La vaccination n’affaiblit pas le système immunitaire des enfants

Une étude américaine portant sur 500 000 enfants vient de confirmer que les enfants vaccinés selon les recommandations des autorités sanitaires n’ont pas plus d’infections respiratoires (rhinopharyngites, otites, bronchiolites, pneumonies, etc.) ou gastro-intestinales. Ceci met fin à la polémique selon laquelle trop de vaccins affaibliraient le système immunitaire et que pour éviter des maladies graves mais plus rares, on augmenterait les infections courantes.

Une analyse plus fine de l’exposition aux antigènes montre qu’il n’y a pas de corrélation entre risque plus élevé d’infections et intensité de l’exposition.

 

Augmenter son activité physique pour diminuer le risque de cancer

On sait que la prévention du cancer passe par une correction des mauvaises habitudes de vie : alimentation trop riche, tabac, alcool, sédentarité, etc.

Le suivi d’une cohorte de plus de 400 000 sujets durant plus de huit ans suggère que plusieurs maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, rénales, pulmonaires, goutte, diabète, etc.) augmenteraient significativement le risque global de cancer (de 7 à 44 %) et de décès par cancer (de 12 à 70 %). Mais ce qui est important, c’est que ce risque diminue de moitié grâce à une activité physique régulière. Raison de plus pour se bouger même et surtout lorsque l’on souffre d’une affection chronique !

 

Une poignée de main ferme témoigne d’une bonne santé cardiovasculaire

On avait déjà démontré que plus la force de la poignée de main est élevée, moins le risque d'accidents cardiaques est important.

Une récente étude s’est attachée à analyser les différents paramètres cardiaques et leurs liens avec la force de la main. Elle révèle en particulier que le volume d’éjection à chaque contraction du cœur est plus élevé chez les sujets ayant une forte poignée de main.

Selon l’auteur de cette étude, il est possible avec « un examen simple (mesure de la force de préhension au dynamomètre) d’estimer le risque cardiovasculaire d'une personne et de la guider sur un changement de mode de vie ».

 

50 à 60 %

C’est le pourcentage de personnes qui risquent de souffrir de myopie à l’horizon 2050 (c'est-à-dire lorsque les enfants actuels seront adultes !).

L’enjeu est donc essentiel de freiner la progression de la myopie. Ceci aura également pour effet de limiter les myopies fortes dont on sait qu’elles favorisent la cécité. Les spécialistes préconisent différentes mesures dont les deux principales sont :une exposition à la lumière extérieure de deux heures par jour et la réduction du travail de près.

En effet, en augmentant la sécrétion de dopamine, donc la croissance du globe oculaire, la lumière du jour permet de réduire par trois l’évolution de la myopie. Par ailleurs, plus on regarde de près plus on accommode, ce qui accélère l’évolution de la myopie, comme par exemple chez le grand lecteur.

 

Ostéoporose, renforçons le dépistage et le traitement

L’ostéoporose ne fait plus la une des médias, comme si les risques de fracture chez les personnes âgées avaient disparu ! Une thèse présentée par une jeune femme médecin vient de rappeler, fort opportunément, les risques de fracture dus à l’ostéoporose et les mesures de dépistage à respecter.

L’auteur est explicite. «Trois éléments ressortent nettement comme facteurs de risque de fracture non vertébrale à trois ans, l’antécédent de fracture sévère, la survenue de chute dans l’année qui précède… et un IMC<20kgm2. » Ce type de patients (essentiellement des patientes) doit être considéré à haut risque et traité en priorité, alors que 15 % seulement le sont !

Ceci ne doit pas faire oublier, en outre, la prise en charge des sujets ayant une densité osseuse trop faible.