En bref


VPVC154 – Septembre Octobre 2019 – Votre Pharmacien Vous Conseille

Il ne faut pas trop travailler pour garder toute sa tête !

Conseil paradoxal qui mérite quelques explications. Il est incontestablement établi que l’activité cérébrale, donc le travail, permet de se maintenir en forme en prenant de l’âge et de prévenir la dégradation des fonctions cérébrales. Mais d’un autre côté, une étude récente vient de démontrer qu’il fallait rester raisonnable.

En effet, travailler trop souvent de manière prolongée est associé à un risque accru d’accident vasculaire cérébral. Le seuil semble se situer au-delà de 50 jours de plus de 10 heures de travail par jour. Le risque augmente d’autant plus que ce rythme est maintenu sur de nombreuses années. Il est identique chez les hommes et les femmes et semble supérieur avant 50 ans. Comme quoi l’image sociale survalorisée du super actif n’est pas sans inconvénient.

 

Pour maigrir : arrêter les plats tout prêts

Comme viennent encore de le rappeler les spécialistes de l’alimentation, la meilleure façon de maigrir ou de ne pas prendre de poids est de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés.

En effet, notre organisme est programmé pour assimiler des aliments entiers. Or, les préparations industrielles contiennent de nombreux ingrédients (nutriments ou additifs) très transformés, ce qui en augmente l’assimilation et favorise la prise de poids pour une quantité apparemment équivalente.

Une équipe américaine vient de comparer les conséquences sur le poids de sujets suivant soit un régime sans aliments transformés, soit non transformés. Avec un même nombre de calories et une même composition en nutriments dans les deux semaines du régime sans produits transformés, ils prenaient 1 kg durant la même période de régime transformés. La preuve que les conseils de diététiques reposent bien sur une réalité mesurable.

 

LED : risques confirmés sur l’acuité visuelle et le sommeil

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de publier les résultats de son expertise concernant les effets de l’éclairage par LED.

Selon l’Anses, les risques sont bien présents, spécialement chez les enfants en ce qui concerne la lumière bleue. Celle-ci peut induire des baisses de l’acuité visuelle même à court terme en cas d’exposition aiguë. L’exposition chronique, quant à elle, augmente le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Par contre, les éclairages domestiques à LED de type "blanc chaud" présentent un faible risque de phototoxicité.

Un focus particulier doit être porté sur les troubles des rythmes biologiques et donc du sommeil, surtout chez les jeunes gros utilisateurs d’écrans.

Par ailleurs, l’Anses alerte sur la qualité des lampes qui, pour certaines, présentent des variations importantes d’intensité et seraient la cause de maux de tête ou de fatigue visuelle.

Au global, la recommandation est de privilégier les lumières blanches et chaudes et de limiter l’exposition aux écrans chez les jeunes, surtout le soir.

 

Le chiffre du mois

7

C’est le nombre de foyers régionaux touchés par la varicelle en juin. La France métropolitaine est actuellement touchée par une épidémie de varicelle : 22 cas pour 100 000 habitants, avec des taux de 30 à 60 pour 100 000 dans certaines régions. Mais rassurons nous, cette épidémie semble devoir se terminer début juillet.

Rappelons que la varicelle est généralement bénigne mais peut entraîner de graves complications à l’âge adulte, en cas d’immunodépression, ou chez la femme enceinte. La vaccination n’est donc recommandée que chez les adolescents n’ayant pas eu la varicelle dans l’enfance, les femmes en âge de procréer sans antécédent clinique de varicelle et toute personne non immunisée en contact étroit avec des personnes immunodéprimées.