La surveillance de sa tension artérielle


VPVC154 – Septembre Octobre 2019 – Votre Pharmacien Vous Conseille

Il est bien établi que l’hypertension artérielle (HTA) est l’un des facteurs essentiels dans la survenue des maladies cardiovasculaires. La correction de celle-ci a permis de diminuer considérablement la mortalité par lésions cardiovasculaires et à améliorer a amélioré la durée de vie de façon très significative. Il est donc essentiel de surveiller sa tension.

 

 

 

 

Pourquoi faut-il corriger l’excès de tension artérielle ou hypertension ?

L’ensemble des études menées depuis plus de 50 ans sont arrivées à la conclusion que tout patient ayant une pression artérielle (PA) supérieure ou égale à 140/90 mm de mercure présente un risque important de développer des maladies cardiovasculaires, de décès et/ou d'invalidité. Tous les experts au niveau mondial recommandent de maintenir chez tout sujet (même bien portant) la pression artérielle sous ce seuil.

 

Qu'est-ce que la tension ?

On appelle tension artérielle, la pression exercée par le sang sur la paroi des grosses artères. On parle d'ailleurs plutôt de pression artérielle (PA). La PA varie au cours du cycle cardiaque, passant par un maximum ou pression artérielle systolique (PAS) et un minimum, la pression artérielle diastolique (PAD). La PA se mesure en millimètre de mercure (mmHg).

 

Quels sont les bons chiffres de tension ?

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), les chiffres de PA normale et optimale sont de 120 mmHg/ 70 mmHg. Quand on vous dit que vous avez 120/80, cela veut dire que votre PA systolique (maximale) est de 120 mmHg et votre pression diastolique (minimale) de 80. Attention, il ne s'agit pas de 120,70.

Dans la pratique, le risque reste encore limité, entre 120/80 et 140/90. Ceci explique pourquoi l’objectif est de maintenir sous ce seuil la tension de tout sujet.

 

Prise de PA au cabinet ou à la pharmacie

La mesure de la PA doit être effectuée au moyen d’un appareil validé chez un patient au repos et en position couchée, depuis plusieurs minutes. On peut prendre la tension en position assise. Dans ce cas, il faut veiller à placer le brassard au même niveau que le cœur et respecter un repos de 5 à dix minutes avant la mesure. Au minimum, deux mesures doivent être faites à quelques minutes d’intervalle.

 

Connaître sa tension

Tout sujet adulte doit connaître sa tension. Ceci est aisé car la prise de tension est quasi systématique, quel que soit le motif de la consultation.

À partir de 40 ans, il est impératif de se faire suivre régulièrement. Généralement, la médecine du travail propose un suivi annuel, sinon il faut consulter son médecin. C’est en effet à partir de cet âge que les chiffres tensionnels ont tendance à monter. Il est primordial de mettre en route le traitement dès que l’on dépasse les seuils de 140 de maximale ou de 90 de minimale.

 

Le patient hypertendu doit apprendre à surveiller sa tension

L’automesure (par le patient lui-même à différents moments de la journée) permet aux patients hypertendus connus de surveiller leur tension et de suivre l'efficacité du traitement.

L'automesure permet de corriger les erreurs de diagnostic par excès que l'on appelle « effet blouse blanche » et qui est du à l'appréhension de la consultation chez certains sujets. L'automesure est un excellent moyen d'impliquer le patient et d'améliorer l'observance thérapeutique. Il convient donc pour tous les patients hypertendus de savoir pratiquer cet examen simple. Le pharmacien dispose à l'achat ou à la location d'une variété d'appareils automatiques adaptés à chaque situation.