Le Diabète de la grossesse


VPVC155 – Novembre Décembre – Votre Pharmacien Vous Conseille

Le diabète de la grossesse est un trouble transitoire qui disparaît après l'accouchement. Il doit être diagnostiqué car il a un impact sur la santé immédiate et future de la mère et de l’enfant.

 

 

Le diabète de la grossesse, aussi appelé diabète gestationnel, touche 3 à 20 % des femmes enceintes. Comme tout diabète, il s’agit d’un trouble métabolique qui se manifeste par une augmentation de la glycémie vers la fin du deuxième et au troisième trimestres de la grossesse.

Cette anomalie est transitoire et disparaît après l'accouchement dans la majorité des cas. Par contre, la mère a un risque plus élevé de développer un diabète de type 2 dans le futur.

 

Un trouble le plus souvent silencieux

Généralement, le diabète ne donne pas de troubles évidents de diabète. Occasionnellement, elle peut ressentir une fatigue exceptionnelle, des maux de tête, une soif inhabituelle ou observer une augmentation de la fréquence et du volume des urines.

Tous ces symptômes sont fréquents chez la femme enceinte en dehors de tout diabète. Ceci explique que ce trouble puisse passer inaperçu.

 

Le dépistage doit donc être systématique

Pour cette raison, une recherche de sucre dans les urines est prévue lors des consultations mensuelles de suivi de la grossesse.

Un dosage sanguin de la glycémie est effectué si du sucre est présent dans les urines ou lorsque la femme présente certains facteurs de risque. Parmi ces derniers, citons un âge supérieur à 35 ans, un surpoids avec un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m2, des antécédents de diabète chez les membres de la famille de premier degré (père, mère, frères, sœurs), une précédente grossesse avec diabète gestationnel, une précédente grossesse avec un enfant de plus de 4 kg à terme.

Bien évidemment, une femme présentant un diabète avant la grossesse devra être avertie des précautions à prendre et sera suivie en conséquence.

 

Pourquoi un diabète au cours de la grossesse ?

Pendant la première moitié de la grossesse, le taux de sécrétion d’insuline augmente et on constate souvent des hypoglycémies, surtout la nuit et au réveil.

Au cours de la deuxième moitié de la grossesse, l’augmentation des hormones sécrétées par le placenta conduit à une résistance de l’organisme à l’action de l’insuline. Pour compenser, le pancréas sécrète alors davantage d'insuline.

Chez certaines femmes, le pancréas peut être déficient ; il ne parvient pas à sécréter assez d’insuline pour maintenir une glycémie normale, d’où l’apparition d’un diabète.

 

Traiter pour éviter les risques liés au diabète gestationnel

En dehors d’une prise en charge adaptée et efficace, le diabète gestationnel peut induire des complications chez la femme et son bébé.

Ainsi, le traitement évitera un accouchement prématuré ou par césarienne, une hypertension artérielle (pré-éclampsie), la persistance du diabète après l’accouchement ou l’apparition d’un diabète de type 2.

On évitera également que le bébé présente une hypoglycémie ou un surpoids (plus de 4 kg) à la naissance, une obésité ou un diabète à l’adolescence.

 

D’abord adapter l’alimentation

En cas de diabète gestationnel, un plan d'alimentation personnalisé sera élaboré.

Généralement, une alimentation saine et équilibrée, ainsi qu’une bonne hygiène de vie sont suffisantes pour contrôler ce diabète. Sinon un traitement médicamenteux à base d’antidiabétiques oraux ou d’insuline sera mis en place

 


Photo Phovoir / Atelier Frantz Lecarpentier