Les services en pharmacie


VPVC155 – Novembre Décembre – Votre Pharmacien Vous Conseille

 

La Loi santé et le plan Santé 2022 accentuent le rôle du pharmacien dans le parcours de soins. A travers de nouvelles responsabilités, les officinaux sont amenés à proposer plus de services à leur patientèle de manière à assurer, à proximité, une meilleure prise en charge de leur santé.

 

Le métier des officinaux, qui était il y a encore peu de temps centré sur la dispensation des médicaments, évolue vers l’accompagnement des patients par des services. Face aux enjeux futurs pour assurer une bonne prise en charge de la santé de patients, les pouvoirs publics demandent aux professionnels de santé de revoir leur organisation. Ils confient ainsi aux pharmaciens d’officine des nouvelles missions. « Même si le rôle de l’officine demeure avant tout d’assurer la dispensation du médicament dans les meilleures conditions possibles, m’expliquait récemment mon pharmacien, nous allons être amenés à remplir de nouveaux services. »

 

Les raisons de cette évolution du métier pour la pharmacie sont simples. Il est indispensable de revoir les fonctions de tous les professionnels de santé de manière à optimiser les actions de chacun d’entre eux et assurer la pérennité de notre système de soins. Comme le précise mon pharmacien : « Face à la multiplication des déserts médicaux, à l’engorgement des urgences, aux nécessités économiques d’une politique de santé mieux contrôlée, il faut revoir l’organisation pour permettre notamment aux médecins, aux infirmières, aux hôpitaux, de se recentrer sur les activités où ils sont indispensables. » 

 

Le métier de pharmacien change donc. La vaccination antigrippale peut dès cette année être pratiquée dans toutes les pharmacies de métropole qui le souhaitent. De même, la téléconsultation à la pharmacie va progressivement se mettre en place pour proposer aux patients de joindre plus facilement un médecin. « Nous sommes accessibles sans rendez-vous, souligne mon pharmacien, avec de larges heures d’ouverture et une proximité qui permet de trouver facilement une pharmacie. Cela explique notre implication dans ces nouvelles missions, tout en ayant à l’esprit qu’il ne s’agit en aucun cas de prendre la place des autres professionnels de santé mais, bien au contraire, de travailler ensemble à l’amélioration de la prise en charge des patients. » 

 

Le pharmacien et son équipe s’investissent depuis longtemps dans des services. Vous le savez certainement, à la pharmacie, il est possible de vérifier sa tension artérielle, se faire livrer les médicaments, avoir accès au test VIH, se procurer du matériel médical ou encore de bénéficier d’un entretien pharmaceutique et d’un bilan partagé de médication pour s’assurer du bon suivi du traitement. « Nous allons maintenant pouvoir réaliser des tests rapides de diagnostic de l’angine, me dit mon pharmacien. L’idée est de vérifier, en concertation avec le médecin, si le mal de gorge dont souffre une personne nécessite ou non la prescription d’antibiotiques. Si la maladie est virale, ils ne servent à rien, donc pas besoin d’encombrer le cabinet du médecin ou les urgences avec cela. Tout le monde est gagnant. Le patient est soigné plus vite, le médecin ne perd pas de temps, l’Assurance maladie fait des économies. »

 

Cette orientation est indispensable et la pharmacie apporte aux patients les garanties de sécurité et de compétence. Les patients font confiance à leur pharmacien. Ils sont même, dans une très large majorité, d’accord pour contribuer financièrement à ces services, dans des conditions normales liées à la valeur ajoutée du pharmacien et de son équipe.

 

Théodore Crosnier